Münsingen

                                                                                                                               

Parti de sable et de gueule, au trèfle d’or brochant sur le tout

Disciplines:

  • Tournois en armure

Personnage:

Le nom de Dreik von Münsingen est celui sous lequel j’évolue dans la reconstitution médiévale depuis 2004. J’y suis entré par l’escrime et j’ai donc quelques années de combat derrière moi. Cependant, ne nous leurrons pas : si j’avais été un vrai guerrier médiéval, j’aurais commencé mon entraînement près de vingt ans plus jeune !

Münsingen est un joli petit bourg suisse dont la tradition familiale veut que mes ancêtres aient été les seigneurs, avant qu’ils ne gagnent la France en tant que mercenaires. Légende ou réalité ? Au fond, peu importe car la fin de la Guerre de Cent Ans fut l’une des rares périodes de l’Ancien Régime où un homme comptait plus par la valeur de son épée que par sa naissance. Le blason que je porte n’a d’ailleurs rien à voir avec celui de la véritable Münsingen. Il s’agit d’une composition faite de deux des trois « couleurs primaires » du Moyen Age, le rouge et le noir (gueule et sable en héraldique), sur laquelle figure un trèfle dont les trois feuilles font écho à ma devise Da Unum Tres Dabo, promesse de générosité vis-à-vis de l’ami et de férocité envers l’ennemi.

J’ai choisi d’incarner un combattant du milieu du XVe siècle car c’est à cette époque qu’apparaît la véritable armure de plates, celle qu’il n’est plus possible de trancher et qu’il va falloir défoncer au marteau d’armes ou à la masse pour atteindre celui qui la porte.

Equipements:

Costume civil : 

Mon costume civil est celui d’un home riche. Je porte les chausses du type « à plein fond » qui s’impose progressivement au cours du XVe siècle et un pourpoint (également appelé doublet ou gippon). Pour sortir, je revets par dessus un haincelin (houppelande courte) et je me coiffe d’un chapeau d’un type bien attesté partout dans l’Europe de la fin du Moyen Age.

Comme vous l’aurez remarqué, tous mes habits sont à mes couleurs. Or, il se trouve qu’un officier suisse porte les mêmes sur cette enluminure tirée de la Chronique du Shilling conservée à Lucerne !

 

Armure :

 Au combat, je porte une demi armure de plates de type allemand et des chausses matelassées (ou « gamboisées »), ce qui donne un bon compromis entre protection et mobilité. Mon heaume est un armet, le casque qui remplace progressivement au cours du XVe siècle le bassinet lourd et peu ergonomique.

Etant donné la quantité de métal que représente mon équipement, c’est celui d’un combattant riche – de celui qu’on appelle à la fin du Moyen Age un « homme d’armes », puisque le terme « chevalier » correspond désormais un titre nobiliaire et plus à une fonction militaire.

Mon arme de prédilection est l’épée bâtarde, qui s’utilise aussi bien à deux mains qu’à une seule avec un bouclier. Mais j’aime également manier la masse à ailettes, arme plus dévastatrice et qui était donc plus souvent utilisée que l’épée par les hommes d’armes de l’époque. Notez également ma dague suisse (ou « basilard »), que j’ai gardée en souvenir de mon départ du pays pour aller vendre mes services sur les champs de bataille européens…