Bruneau de Mormal

                                                                                              

 

 Disciplines :

  • Tournois en armure
  • Hache noble et lance de guerre
  • Duel en armure (harnischfechten)

 

Personnage :

Je me nomme Bruneau de Mormal mais on m’appelle simplement Mormal ou « Dogue ». Je suis né en novembre 1382. Ma famille est originaire de la région de Bruges, mais j’ai grandi dans le Hainaut près de Le Quesnoy. Je suis issu d’une famille de Klauwaerts qui s’est illustrée notamment sous Gui de Dampierre à la Bataille de Furnes (malgré la défaite face à Philippe IV) et à Courtrai lors de la fameuse bataille des Éperons d’Or le 11 juillet 1302.

 Mon père quitta la Flandres pour Le Quesnoy et la forêt de Mormal dans le Hainaut d’où je tire mon nom. Il se mit au service d’Aubert Ier ducs de Bavière-Straubing, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande puis de son fils Guillaume IV comme veneur. Instruit par mon père et les hommes du comte au maniement des armes, je participe en 1402 à la reconquête de la Frise et à la répression d’une révolte en Hainaut, conduit par les seigneurs d’Arkel en 1404. Ceux-ci, vaincus, vendent leurs terres au duc de Gueldre, mais Guillaume de Wittelsbach (Guillaume IV de Hainaut) refuse d’accepter la vente, et nous combattons le duc de Gueldre pendant de nombreuses années. Le frère de Guillaume, le prince-évêque Jean, ayant été chassé de Liège, nous combattons les Liégeois pour le remettre sur son trône épiscopal. Je me distingue grandement le 23 septembre 1408 lors de la Bataille d’Othée ou je reçois le titre d’écuyer sur le champ de bataille.

Suite à l’assassinat du duc d’Orléans, par les sbires de Jean-Sans-Peur, le 23 novembre 1407, Charles VI roi de France, pour apaiser les belligérants, convoque le duc de Bourgogne et les enfants du défunt, le 28 février 1409 à Chartres. Il charge également le comte Guillaume IV de Hainaut (beau-frère de Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne) d’assurer, à la tête de 400 hommes d’armes et de 100 archers, la protection de chacune des délégations lors de ses déplacements et de s’engager à se ranger aux côtés du parti éventuellement agressé. Alliés aux Bourguignons, nous intervenons à leurs côtés dans la guerre civile. En 1410, je rejoins l’armée levée par le duc de Bourgogne contre la ligue de Ghien. Suite à l’enlèvement du seigneur de Croy par les gens du duc d’Orléans et la violation des traités de Chartres et Bicêtre, je guerroie en 1411 de Douai à Montdidier puis autour de Paris. Dans l’Ost Royal en 1412 j’affronte à nouveaux les armées des ducs de Berry, d’Orléans et de Bourbon jusqu’à la fin du siège de Bourges et la paix d’Auxerre.

Au printemps 1413, je me marie avec la douce et belle Ophélie Duchesne, cadette d’une noble famille normande. Mon titre d’écuyer octroyé par Guillaume de Hainaut ne fut pas accompagné de terre. Fort de mon expérience militaire, je rejoins les compagnons de la tour d’Auvergne afin de courir batailles et tournois pour m’y distinguer et gagner richesses comme le célèbre Jean de Werchin, Sénéchal de Hainaut et Seigneur de Cysoing

Mon costume civil :

J’ai constitué un costume civil de soldat du Nord de la France au début du XVème siècle qui respecte le cahier des charges pour la reconstitution de la bataille d’Azincourt, tout en me basant sur des ouvrages relatif à cette époque et quelques enluminures :

Habits du dessous :

  • une chainse en lin
  • des braies en lin

Habits du dessus :

  • des chausses séparées attachées sur le devant en laine rouge ou chausses à plein fond rouge
  • un chaperon en laine rouge, doublure en lin
  • un doublet en laine noir, doublure en lin

Accessoires :

  • un fourreau en cuir noir type XVème siècle
  • une ceinture en cuir noir
  • une escarcelle en cuir noir rivetée
  • une dague longue
  • des chaussures en cuir marrons
  • un chapeau en feutre rouge ou un chaperon noir en laine

Mon costume militaire :

Je cherche à me protéger pour une pratique de l’escrime médiévale en toute sécurité, tout en respectant l’historicité pour la célèbre bataille d’Azincourt.

Mon équipement se compose comme suit :

  • un bassinet à klapp-visor
  • un gambison rouge
  • des chausses gambisonnées (une noire et une rouge)
  • une paire de gantelet de type Hourglass
  • une brigandine
  • une paire de spalière
  • une cotte d’armes
  • une paire de bras d’armure (1410)
  • une paire de jambe d’armure (1410)

Mes armoiries :

Mon blason est "D’or au chêne arraché de sinople fruité du champ surmonté d’un chien courant de gueules".

Le champ d’or rappelle ma loyauté au comte du Hainaut et la fidélité de mes ancêtres au comte de Flandres. Le chêne évoque la ville de Le Quesnoy, la forêt de Mormal et ma compagne qui porte le nom de « Duchesne » Le chien symbolise les valeurs qui me sont chères : la fidélité, la loyauté, l’assistance. On retrouve le chien sur une enseigne en plomb et étain accrochée à mon chapeau qui est la reproduction d’une pièce retrouvée à Valenciennes datant du début du XVème siècle.

Autres :

Je suis partisan bourguignon. Aussi j’aime taquiner mes compagnons du parti des Armagnacs. Je prends également plaisir aux jeux dont « la rafle » (ou « poulain »). Mes armes de prédilection sont la hache noble, l’épée batarde, la masse à ailettes et le messer.

Sources :

  • Azincourt et la vie quotidienne en 1415 de Christophe Gilliot éditions Heimdal
  • Le costume médiéval de 1320 à 1480 de Florent Véniel éditions Heimdal Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 22971, fol. 9v.
  • Le livre de chasse de Gaston Fébus à la bibliothèque du Château de Chantilly
  • Le combat médiéval à travers le duel judiciaire (1443-1467) de Hans Talhoffer éditions Budo
  • Armies of Medieval Burgundy 1364-1477 de Nicholas Michael éditions Osprey Publishing
  • L’Etat bourguignon de Bertrand Schnerb editions tempus
  • Les Armagnacs et les Bourguignons / La maudite guerre de Bertrand Schnerb éditions Perrin
  • Les jeux au Moyen Age de Fabian Müller éditions La Muse
  • La France médiévale tome II : XIIIe-XVe siècle de Jean-Louis Biget et Patrick Boucheron éditions Hachette Supérieur
  • Le Dernier Duel Paris 29 décembre 1386 d’Eric Jager éditions Flammarion
  • Jean Sans Peur Le prince meurtrier de Bertrand Schnerb éditions Biographie Payot